Avis sur digischool

Histoire et actionnariat de digiSchool

digiSchool est un groupe EdTech français créé à Lyon en 2011 par Thierry Debarnot et Anthony Kuntz. L’idée de base est simple : attirer une grosse audience d’élèves avec des contenus de révision et d’orientation, puis monétiser cette audience (pub, partenariats, mises en avant, services).

Une croissance par rachats et empilement de sites

Le groupe s’est développé en élargissant son portefeuille de sites et de produits, notamment via des acquisitions dans le secteur de l’orientation et de l’éducation en ligne. Objectif : récupérer du trafic déjà existant et compléter l’offre.

Le “rachat” (ce qui s’est vraiment passé)

Il n’y a pas eu “un rachat total” façon une entreprise qui en achète une autre et la possède à 100%. Le tournant, c’est une recomposition du capital.

En 2016, digiSchool réalise une grosse opération financière (14 M€) qui sert aussi à faire sortir des investisseurs historiques. À partir de là, des actionnaires comme Creadev (famille Mulliez) et Sepfi (lié au Groupe Revue Fiduciaire, famille La Villeguerin) deviennent centraux, aux côtés de Bpifrance.

En 2019, une nouvelle opération est réalisée avec les mêmes acteurs (notamment Creadev et Sepfi), ce qui confirme la structure de l’actionnariat.

Ce que fait digiSchool

digiSchool publie des cours, fiches, quiz, annales, et des contenus d’orientation. C’est utile pour réviser vite et se repérer, mais ce n’est pas une source “neutre” : le modèle économique repose sur l’audience et la monétisation (pub, partenariats, services).

Les contenus sur les écoles de commerce

Dès que digiSchool parle d’établissements (écoles, bachelors, programmes, etc.), il faut lire avec recul. Une partie des pages ressemble à de la vitrine : informations fournies ou inspirées par les écoles, ton très positif, et logique de mise en avant. Pour comparer sérieusement des écoles, il faut croiser avec des sources indépendantes, des chiffres d’insertion, et des retours d’étudiants.

Salons et “magazines” : intérêt faible

digiSchool fait aussi des salons d’orientation, comme Studyrama. Dans les faits, c’est surtout du commercial : stands, collecte de contacts, discours de recrutement. On peut y récupérer des brochures et poser quelques questions, mais ce n’est pas un endroit fiable pour évaluer la qualité réelle d’une formation.

Idem pour les magazines et dossiers “orientation” du secteur : beaucoup sont des contenus de complaisance ou des communiqués de presse déguisés. Ça sert à faire de l’image, pas à décider intelligemment.

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